Rouvrir le dossier des gaz de schiste, oui, mais pour voter une loi d’interdiction totale
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19 juillet 2012, le point sur les gaz de schiste
Depuis quelques semaines, les gaz de schiste et hydrocarbures non conventionnels font à nouveau parler d’eux.

Alors que le PS  arrive aux affaires, les convictions de ses députés contre les gaz de schiste semblent mises à mal par les lobbies pétroliers. Nous attendons de Jean-Marc Ayrault, Delphine Batho et des autres parlementaires socialistes aujourd’hui au gouvernement qu’ils restent sur les positions qu’ils défendaient quand ils étaient dans l’opposition!

Nous réclamons  que la proposition de loi n°3690 du 13 juillet 2011 que le premier ministre avait lui même portée, soit remise à l’ordre du jour parlementaire sous la forme de projet de loi.

Les mouvements contre les gaz de schiste s’inquiètent de la position d’Arnaud Montebourg qui voudrait voir rouvert le dossier des gaz de schiste. Le signe envoyé par le gouvernement en autorisant Shell à réaliser des forages off-shore au large de la Guyane et de son écosystème fragile est inquiétant.

Il est essentiel que la réforme du code minier soit lancée et qu’elle prenne en compte les demandes des mouvements citoyens.

Nous rappelons que Sabine Buis, la députée de la troisième circonscription d’Ardèche, pour obtenir le soutien d’Europe Ecologie Les Verts Ardèche et de ses candidats au second tour des élections législatives, s’est engagée à proposer ou à soutenir une proposition d’une loi plus contraignante que la loi jacob, qu’elle s’est également engagée à soutenir l’annulation de tous les permis accordés pour des explorations hydrocarbures pour qu’ils soient réétudiés au cas par cas et vérifier s’il s’agit de permis conventionnels  ou non conventionnels. Elue hier,  secrétaire nationale adjointe à l’environnement au PS, nous comptons sur elle pour qu’elle tienne ses promesses et soutienne notre lutte!

La crise économique est un argument bien trop souvent utilisé pour déterrer les gaz de schiste… Nous demandons au gouvernement de ne pas y ajouter une crise environnementale. Les hydrocarbures non conventionnels doivent être considérés pour ce qu’ils sont : un mirage, des exploitations qui ne dureront qu’une quinzaine d’années tout au plus,  laissant  de nombreux travailleurs sans emploi et un environnement ravagé dans les régions exploitées.

Nous restons mobilisés, No gazaran, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain!