L’ex-patron de EADS (industrie de l’aéronautique et de l’armement) présente dans son rapport remis au premier Ministre hier ses solutions pour relancer la compétitivité de la France, notamment l’exploitation du gaz de schiste.
Pour Guillaume Vermorel, spécialiste en énergie et porte-parole d’Europe Ecologie Les Verts Ardèche, la vision de Louis Gallois est celle du siècle dernier. « Tous le monde sais que l’énergie à bas coût c’est fini ! Nous ne voulons pas sacrifier nos départements pour extraire les dernières gouttes de pétrole ou de gaz. Le prix environnemental, avec la pollution du sous-sol et le réchauffement climatique, est trop lourd à payer. »
Les écologistes alertent depuis longtemps sur la nécessité de changer de modèle énergétique en développant les énergies renouvelables comme l’éolien ou le solaire mais surtout en réorganisant la consommation globale au niveau de la société. « Des études énergétiques très précises montrent que sans mettre le doigt dans l’engrenage du gaz de schiste nous pouvons satisfaire nos besoins ». M. Gallois aurait du regarder ce qui marche en Allemagne, au Danemark ou au Japon plutôt que de s’inspirer des erreurs commises aux États-Unis, où une centaine de milliers de puits de gaz de schiste ont été forés.
Pour Christian Moyersoen, porte-parole EELV 07, « les écologistes ont pesé dans l’arbitrage que rend le gouvernement aujourd’hui sur le refus de relancer les recherches d’hydrocarbures non conventionnels par la fracturation hydraulique. Nous sommes donc satisfaits que cette idée ne soit pas reprise. Cependant les écologistes restent inquiets et vigilants car de nombreux permis (39 exactement) étiquetés gaz ou huile de schiste sont toujours attribués aux industriels. »

