Nouvel incident à Cruas, la centrale n’est pas sûre
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27 salariés évacués à la centrale de Cruas mardi, un rejet de vapeur pour une cause toujours indéterminée et le troisième incident en un mois, il faut revoir la sécurité des installations!

Mardi 6 novembre à 8H10, 27 salariés qui travaillaient dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires (fonctionnement et sureté du réacteur) et dans le bâtiment combustible (piscine de stockage des combustibles neufs et usés) ont été évacués après un dégagement de vapeur. Selon EDF, il n’y a ni blessé, ni rejet dans l’environnement et les salariés ont effectué un contrôle médical. Deux jours après l’événement, la cause du dégagement de vapeur est toujours indéterminée (selon le site internet de l’exploitant, une expertise serait en cours pour la déterminer). L’événement n’a pas encore été classé sur l’échelle INES.

Le flou dans les informations diffusées par EDF est inquiétant. Nous demandons plus de transparence et de réactivité dans la diffusion de ces informations au public! D’autant qu’il s’agit du troisième incident à la centrale de Cruas en à peine plus d’un mois!

Dans ce contexte, l’installation de balises indépendantes de contrôle de la radioactivité, réclamées par les écologistes et promises par le conseil général est attendue avec empressement en Ardèche.

La centrale nucléaire de Cruas a déjà été pointée du doigt pour des problèmes de sûreté par un audit récent : des microfissures importantes ont été détectées dans les cuves de trois des quatre réacteurs. Elle signalent des défauts internes à l’acier de la cuve, qui la fragilisent.

En Ardèche, 60% de la population vit à moins de 35 km d’une centrale nucléaire. Nous ne pouvons accepter que les incidents et écarts à la sécurité s’y multiplient. Ils nous signalent la dangerosité de ces installations qui peuvent à tout moment mettre en péril une grande partie des populations drômoises et ardéchoises. La centrale de Cruas se délabre. Malgré les promesses, la sécurité ne s’améliore pas. Il est temps de la fermer avant un incident plus grave.

Guillaume Vermorel, Christian Moyersoen, porte-paroles