Greenpeace au Tricastin : Le site nucléaire de Tricastin est une passoire, fermons le!
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Une trentaine d’activistes pacifistes de Greenpeace a pénétré ce matin en moins de 10 minutes sur le site nucléaire du Tricastin par trois lieux différents. Une équipe est montée sur la grue de chargement du combustible, tandis que deux autres s’installaient à côté de deux réacteurs.

Après l’action réalisée le 5 décembre dans la centrale de Cruas, cette action rappelle une nouvelle fois la fragilité des sites nucléaires.

La facilité avec laquelle les militants ont pu pénétrer sur le site est en soi inquiétante ( risque terroriste), mais cette action nous rappelle surtout l’urgence qu’il y a fermer ce site nucléaire.

Aux portes de notre département, il fait peser un risque trop important sur nos territoires. Pour tenir les promesses de campagne et respecter l’accord avec Europe Ecologie Les Verts, le gouvernement doit fermer au moins deux centrales et réduire la part du nucléaire à 50%. Avec Fessenheim, la centrale de Tricastin est l’une des plus dangereuse du territoire.

Le site du tricastin qui associe enrichissement, retraitement d’uranium et production d’électricité est particulièrement fragile en cas de catastrophe : le moindre incident peut avoir des répercussions sur l’ensemble du site et créer une sur-catastrophe qu’il sera impossible de juguler.

Tricastin, c’est aussi 32 ans de fonctionnement, et de trop nombreuses microfissures dans la cuve du réacteur 1. Des incidents à la pelle ces dernières années, ( arrêt d’urgence après l’explosion d’un condensateur,…), mais aussi un site situé en zone sismique, fragilisé par la présence du canal qui le borde.

André Vermorel, maire de Bidon, une commune situé à 10,5 km du site, mais pourtant en dehors du plan particulier d’intervention en cas de catastrophe rappelle l’inquiétude des élus de la zone :  « Pour nous, élus riverains, se posent de nombreuses questions : en cas de catastrophe à partir de quelle concentration dans l’air évacue-t-on? avec quels moyens, dans quels délais et pour aller où? Rien n’est prévu par l’Etat pour les communes hors du PPI trop réduit… comment pourra-t-on évacuer les 4 millions de personnes vivant à proximité de la centrale? Cette centrale est en zone sismique , en 1909, un séisme de 6,2 sur l’échelle de Richter s’est produit sur le site. Si ce séisme arrivait aujourd’hui le canal et les bâtiment de Tricastin ne résisteraient pas… S’il y a une rupture de la digue du canal,  le Tricastin est noyé en quelques minutes. Que fera-t-on alors? »

Il est temps que le président de la République tienne ses engagements avant que la Drôme et l’Ardèche ne subissent des dégâts irréparables.

 

André Vermorel, Maire EELV de Bidon, élu siégeant à la commission locale d’information du site nucléaire du  Tricastin  ( CLIGEET)

Véronique Rousselle, conseillère régionale EELV, élue siégeant à la commission locale d’information du site nucléaire du Tricastin ( CLIGEET)

Christian Moyersoen, porte-parole EELV Ardèche