Avec cette nouvelle attaque contre le site minier d’Areva au Niger, on s’aperçoit que Areva est un colosse aux pieds d’argile. Actuellement des tractations existent entre la France et le Niger pour lancer une extraction de minerai d’uranium sur le site d’Imouraren en plein désert. Les discussions sont plus faciles aujourd’hui qu’avec l’ancien président Mamadou Tandja, renversé en février 2010. En effet le nouvel et actuel président, Mahmadou Issoufou, est l’ex-directeur d’exploitation d’une filiale d’Areva. En échange d’aides budgétaires françaises et du déploiement de nos forces spéciales dans le désert nigérien, Areva va mettre la main sur les réserves nigériennes d’uranium.
Les attentats des Jihadistes qui frappent le groupe nucléaire français nous rappellent les dangers de telles manipulations, dans des régions rendues instables par des décennies d’une politique néocoloniale de la France, pour préserver les intérêts d’Areva.
Pour Guillaume Vermorel, ingénieur et enseignant, « il faut malheureusement déplorer que c’est seulement lors de ces terribles actes de guérilla avec des morts et des blessés ou des enlèvements comme en 2010, que l’on se rend compte de notre dépendance totale pour l’approvisionnement en uranium.
En plein débat national sur la Transition Energétique, cet événement rappelle à tous que la filière nucléaire comporte beaucoup de zones »à risque », de l’extraction du minerai jusqu’à la gestion des déchets et bien sûr aussi pendant les phases de production d’électricité nucléaire ».

