Areva incapable d’assurer la sécurité des sites nucléaires préfère miser sur la communication
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« Une photo d’un militant au sol, un chien sur lui », c’est ce que demandait Frédéric de Agostini directeur du site nucléaire du Tricastin à son personnel, à la suite de l’incursion de Greenpeace, le 15 juillet 2013, de 5h à 12h .
« Alors qu’Areva et EDF sont incapables d’assurer la sécurité des sites, il est choquant de voir que le directeur de Tricastin ne s’interroge sur ce problème qu’en terme de communication et de propagande. Depuis 10 ans ce sont 6 intrusions qui ont été effectuées par Greenpeace dans les centrales françaises. Lors de l’intrusion à Tricastin, il a fallu a peine vingt minutes aux militants pour escalader les bâtiments réacteurs!» rappelle Christian Moyersoen, porte parole d’Europe Ecologie Les Verts Ardèche.
Areva désavouait mollement son directeur hier sur twitter (tweet d’Areva :« @rue89 Le groupe AREVA déplore les propos de son responsable, écrits sous le coup de l’émotion face aux provocations répétées de Greenpeace ») . C’est insuffisant face à la gravité du message délivré par celui-ci.« La teneur de la justification – sous le coup de l’émotion – n’est pas sérieuse. En cas d’incident ou d’accident grave dans cette centrale quelles seront les réactions des dirigeants sous le coup de l’émotion ? alors qu’il faudra garder la tête froide. » s’interroge Christian Moyersoen.
Plutôt que de penser « guerre de l’image », le directeur du site de Tricastin devrait s’inquiéter du fait que lors de l’intervention de Greenpeace, l’ensemble du personnel présent sur le site ait applaudi les militants quand ils déroulaient les banderoles de mise en garde.
Il devrait aussi s’inquiéter que ce même personnel ait encouragé les militants, alors que le PSPG (peloton spécial de protection de la gendarmerie) tentait, durant 4 heures de les déloger. Un signe que tout va mal à la centrale de Tricastin dans la gestion du personnel et des nombreux sous traitants, conscients des risques ?
«M. De Agostini ferait mieux de trouver la fuite de tritium qui continue à s’écouler depuis deux mois sous sa centrale nucléaire, plutôt que de s’occuper du choc des images. Le message de Greenpeace est une mise en garde et un appel au gouvernement pour que soit engagée dès maintenant la transition énergétique et que soit fermées les centrales les plus dangereuses» souligne Guillaume Vermorel, porte parole d’Europe Ecologie Les Verts Ardèche.
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