Les élus des quatre communes concernées ont réaffirmé dans une motion présentée au préfet leur refus de tous travaux d’exploration sur le permis bassin d’Alès. Ils ont rappelé que ce permis présenté comme conventionnel visait en réalité des réservoirs de gaz et huiles de schiste à grande profondeur, ce que confirment plusieurs géologues.
Le préfet a avoué son incapacité dans l’état actuel de la réglementation à s’opposer à d’éventuelles prospections de Mouvoil sur le territoire.
Face à ce constat, nous demandons un moratoire immédiat sur tous les permis d’exploration d’hydrocarbures :
– jusqu’à ce que le gouvernement détermine sa politique énergétique et écologique et que soit terminée la refonte du code minier
– jusqu’à ce que tous les permis d’exploration soient réexaminés sérieusement pour déterminer si les réservoirs visés sont ou non des réservoirs de roche mère (gaz et huile de schiste).
« Les citoyens et les élus n’ont plus confiance dans la communication technique et politique au plus haut niveau de l’Etat. L’Etat doit enfin avoir une position et une communication claire sur le sujet», soulignait Hervé Ozil, porte parole du collectif des élus, après la rencontre avec le préfet.
Pendant la réunion, à la porte de la préfecture, les citoyens se sont symboliquement enchainés et ont observé des temps de « mort subite ». Les élus arboraient des pancartes en forme de cercueil portant le nom de leur commune, pour rappeler les danger mortels que les gaziers et pétroliers font peser sur nos territoires.




