700 personnes à Privas pour soutenir les maires concernés par le permis bassin d’Alès : il faut un moratoire !
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600 militants et une centaine d’élus ardéchois de tous bords politiques étaient à Privas ce jeudi 27 septembre pour demander le retrait du permis bassin d’Alès, et l’interdiction pour l’entreprise Mouvoil de débuter les travaux de prospection sismique qu’elle présente comme imminents.

Les élus des quatre communes concernées ont réaffirmé dans une motion présentée au préfet leur refus de tous travaux d’exploration sur le permis bassin d’Alès. Ils ont rappelé que ce permis présenté comme conventionnel visait en réalité des réservoirs de gaz et huiles de schiste à grande profondeur, ce que confirment plusieurs géologues.

Le préfet a avoué son incapacité dans l’état actuel de la réglementation à s’opposer à d’éventuelles prospections de Mouvoil sur le territoire.

Face à ce constat, nous demandons un moratoire immédiat sur tous les permis d’exploration d’hydrocarbures :

– jusqu’à ce que le gouvernement détermine sa politique énergétique et écologique et que soit terminée la refonte du code minier

– jusqu’à ce que tous les permis d’exploration soient réexaminés sérieusement pour déterminer si les réservoirs visés sont ou non des réservoirs de roche mère (gaz et huile de schiste).

« Les citoyens et les élus n’ont plus confiance dans la communication technique et politique au plus haut niveau de l’Etat. L’Etat doit enfin avoir une position et une communication claire sur le sujet», soulignait Hervé Ozil, porte parole du collectif des élus, après la rencontre avec le préfet.

Pendant la réunion, à la porte de la préfecture, les citoyens se sont symboliquement enchainés et ont observé des temps de « mort subite ». Les élus arboraient des pancartes en forme de cercueil portant le nom de leur commune, pour rappeler les danger mortels que les gaziers et pétroliers font peser sur nos territoires.

 

Accorder le droit d’exploiter les gaz et huile de schiste c’est signer l’arrêt de mort de nos communes
Les citoyens ont observé des instants de « morts subite » symboliques pour rappeler les dangers que font peser pétroliers et gaziers sur la santé des populations vivant près des forages

 

 

 

Une centaine d’élus était venue soutenir les 4 maires concernés par le permis bassin d’Alès