35 ans après l’accident de Tchernobyl, les lanceurs d’alertes de Tricastin sont convoqués au tribunal !
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Mardi 27 avril, soit le lendemain de la commémoration du 35ème anniversaire de l’accident de Tchernobyl, le 26 avril 1986, les représentants de trois ONG (Stop Tricastin, Greenpeace, Sortir du Nucléaire) sont convoqués au tribunal de police de Valence pour s’être garés à côté de l’espace d’information de la centrale de Tricastin.

Le samedi 1er juin 2018, les représentants des ONG anti-nucléaires sont venus remettre au directeur de la centrale atomique du Tricastin ‘’l’Oscar de la centrale la plus fissurée de France’’. Le directeur pourtant prévenu à l’avance, n’a pas reçu les militants qui lui offraient une statuette dorée symbolisant le réacteur fissuré.


‘’Les lanceurs d’alertes sont venus rencontrer le directeur de la centrale et se sont garés au plus proche de l’accueil de Tricastin, dans une zone sans panneau d’interdiction, explique Monique Cosson, conseillère régionale RCES et secrétaire régionale d’EELV. Au lieu d’écouter ces militants qui interrogent les autorités sur le risque pour les populations riveraines, EDF fait convoquer 3 personnes au tribunal de Valence sans même que la gendarmerie se soit déplacée ce jour-là. Nous voyons que la répression l’emporte sur l’information !’’


Pour Florence Cerbaï, Conseillère Régionale et voisine ardéchoise de la centrale, ‘’EDF joue l’intimidation des militants lanceurs d’alerte. Il est reconnu que le réacteur n°1 de Tricastin comporte de graves fissures dans la cuve de protection. Après 40 ans de fonctionnement, l’acier vieillit et le risque de rupture augmente considérablement. Il n’est pas raisonnable de continuer à prolonger le fonctionnement de ce réacteur au-delà de 30 ans, durée pour laquelle il avait été initialement conçu.’’

Europe Écologie – Les Verts demande l’abandon des poursuites pour stationnement interdit.

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