Laurent Wauquiez se prend le portique dans le nez
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Ainsi, Laurent Wauquiez est obligé de faire marche arrière. Après avoir claironné pendant toute sa campagne qu’il installerait des portiques de sécurité devant chacun des 319 lycées d’Auvergne Rhône-Alpes, il vient d’y renoncer.

Ses déclarations martiales reprises début janvier ont rapidement provoqué l’ire de certains proviseurs.

De nombreux articles en ont prouvé l’absurdité, l’infaisabilité technique et le coût exorbitant alors que Laurent Wauquiez réclame dans les services de la Région des coupes claires dans les dépenses de l’ordre de 25% !

Une pétition a été lancée par un enseignant de l’Isère, et les élus du Rassemblement se sont mobilisés à la Région en activant les réseaux concernés, et en demandant à MM. Wauquiez et Meunier, Vice-président en charge de la sécurité, des précisions et le retrait du rapport, découvert début février.

Début février, oui. Vous avez bien lu, les annonces médiatiques du Président de Région en janvier ont été faites en dehors de tout cadre délibératif, la décision n’ayant pas été soumise au Conseil Régional !

Mais le très pressé Laurent Wauquiez a été un peu vite en besogne et s’est pris le portique dans le nez: le 1er février, le sort en a été scellé lors d’une réunion technique au Lycée Pierre Béghin à Moirans, choisi par Laurent Wauquiez en guise de symbole. Cette réunion regroupant les services de la Région, les représentants de l’établissement, de la mairie, les services de gendarmerie et l’équipe mobile de sécurité, a conclu à l’abandon des portiques de sécurité.

Au final cependant, il nous faudra rester vigilants : le rapport d’ 1,5M€ voté à la Région le 11 février, malgré notre ferme opposition, contient toujours l’option de tourniquets, de couloirs sécurisés et de vidéosurveillance à l’entrée des lycées. Ces dispositifs ne seront cependant déployés que sur sollicitation des lycées eux-mêmes, et placés sous l’autorité des proviseurs.

Une fois de plus hélas, un politicien surfe sur l’état d’urgence et s’adresse au cerveau reptilien de nos concitoyens, en oubliant que « ce dont nos lycées ont besoin, c’est de moyens humains : de davantage de surveillants, de davantage d’éducateurs. S’en remettre à la technique et à Big Brother pour protéger nos enfants, leur inculquer dès leur formation le dressage social que constituent ‘pointeuse’ et caméras, c’est renoncer à en faire des êtres libres. »

Communiqué du 17 février 2016